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Écrite par Nyx le 18/08/2013 à 16h49
Note : 19,0/20 Catégorie : Amour
Lue 4525 fois Voici mon premier One-Shot! Je me suis essayé à cet exercice en mettant en scène mes deux chouchous, à savoir Jérémie et Aelita. L'évènement se passe après l'épisode #95 et ne tient pas compte de CLE. Je vous laisse sans plus attendre découvrir ce texte -assez court, je l'avoue-, dans lequel Jérémie rend une petite visite à Aelita.
 
 

 
 

Jérémie regarda sa montre. Il était 18:41. Il lui avait fallu exactement une demi-heure pour finir de rédiger le devoir maison de mathématiques qui avait été distribué à la fin du cours et qui était à rendre pour la semaine prochaine. Il ferma son stylo et rangea soigneusement ses deux copies doubles dans son sac de cours. Depuis le début de l'année, il avait habitué Monsieur Pernoy, le nouveau professeur de mathématiques en charge des classes de lycée, à rendre ses devoirs maison en un temps record et à finir les contrôles sans aucune erreur ni rature.

Mais si ce soir il avait expédié son travail, ce n'était pas pour la même raison. Il éteignit l'écran de son ordinateur et s'observa sur ce miroir improvisé. Il considéra son teint de peau, qui avait eu beaucoup de mal à prendre quelques couleurs pendant l'été. Il contempla ensuite ses bras, maigres et toujours aussi peu aptes à l'aider en cours de sport. Il repensa à la semaine dernière, quand pour rigoler Aelita lui avait proposé de faire un bras de fer au foyer, qu'elle avait emporté sans grande difficulté. Elle avait rigolé, et rien que pour son sourire, Jérémie aurait été prêt à se refaire humilier. Il regarda ses cheveux, qu'il avait fait désépaissir et couper légèrement plus court. Il avait pris trois centimètres pendant l'été, et quatre autres pendant les deux premiers mois de cours. Ce qui ne faisait toujours pas de lui quelqu'un de grand.

Il se leva et poussa sa chaise d'ordinateur.

Aelita.

Il regarda de nouveau rapidement sa montre et se dirigea vers la porte. Atteignant la poignée, il se rendit compte qu'il n'avait pas retenu l'heure qu'il était. Il se maudit et regarda encore une fois. 18:45. Il avait passé quatre minutes à se regarder. Il se maudit à nouveau et sorti de sa chambre. Alors qu'il fermait sa chambre à clé, une voix familière faillit le faire sursauter.

 

-Tiens Einstein tu tombes bien, j'ai essayé de commencer de faire le début du DM de maths que Pernoy nous a donné aujourd'hui, mais j'avance à rien, c'est encore plus dur que de faire du baseball avec des mégatanks !

 

C'était bien évidemment Odd qui se dirigeait à grand pas vers lui, avec son air narquois et sa bonne humeur qui ne le quittaient quasiment jamais. Malgré son stress, Jérémie ne pu s'empêcher de sourire. Non seulement à la comparaison que son ami venait de faire, mais aussi à l'écart de voix qui s'était produit lorsque celui-ci avait prononcé « mégatanks ». Au grand désarroi de l'éternel blagueur et pour le bonheur du reste de la classe et de leur bande, Odd était, depuis la rentrée, en train de muer.

Avec un peu de mal, il contint son amusement :

 

-Désolé Odd, je euh... Il... Enfin je vais voir Aelita là.

 

Odd avait sûrement ressenti le trouble de Jérémie et parut comprendre.

 

-Oh mais pas de problème Romeo, de toute façon on a une semaine pour le faire, mais cette année j'ai envie de bosser un peu plus !

-T'inquiète mon vieux, demain on est samedi. Si tu veux je viens l'après-midi et je t'explique tout en détails.

 

Il était sincère, mais là il n'avait pas le temps. Il sentait tout le courage qu'il avait emmagasiné pendant plusieurs semaines fondre beaucoup trop rapidement. Odd posa sa main sur l'épaule de son ami.

 

-Allez, te fais pas de soucis Einstein. Va parler à ta princesse. De toute façon on se retrouve au foyer avant d'aller manger. Moi en attendant je vais demander à Ulrich s'il n'aurait pas par hasard une batte de baseball.

 

Odd reparti dans sa chambre. Jérémie reprit son chemin vers le dortoir des filles. Il aurait aimé avoir autant d'assurance qu'Odd. Allez, pensa-t-il, tu peux quand même le faire Belpois. Prend ton courage à deux mains et va la voir !

Aelita.

Il arriva devant sa chambre et écouta. Il n'y avait pas de bruit. Etait-elle autre part ? Il aperçu Sissi qui se rendait au foyer. Celle-ci le salua gentiment et descendit. Jérémie oubliait trop souvent que depuis le jour où ils avaient éteint le Supercalculateur, Ulrich avait signifié à la fille du proviseur qu'ils pouvaient être amis, arrêter de se disputer. Finalement cela lui convenait ; Sissi les avait aidé à de nombreuses reprises et s'avérait être quelqu'un de très gentille, même si elle restait désespérément inculte à ses yeux. En fait elle avait été méchante avec eux pendant deux ans parce qu'elle voulait être avec eux. Elle avait simplement été jalouse de ne pas faire partie de leur groupe. Tout du moins c'est ce que Jérémie pensait. Mais depuis le début de l'année, Sissi s'était invitée plusieurs fois à la table où ils mangeaient, et ça s'était toujours bien passé.

Mais il divaguait. Encore une fois. Il se maudit. Encore une fois.

Aelita.

Il frappa. Pour son plus grand bonheur, la douce voix d'Aelita parvint à ses oreilles.

 

-Entrez !

 

Jérémie ouvra la porte. Elle était à son bureau en train de ranger ses affaires. Elle se retourna et sourit :

 

-Ah c'est toi Jérémie !

-Salut ! Je ne te dérange pas j'espère ?

-Non tu tombes à merveille, je viens tout juste de finir mon devoir d'italien. Entre !

 

Jérémie ferma la porte et prit quelques secondes pour admirer Aelita. Elle avait légèrement grandi pendant ces derniers mois, mais comme lui elle n'était pas grande. Ça lui allait à merveille. Comme à son habitude, elle était sans maquillage ; elle portait seulement de petites boucles d'oreille, roses, comme ses habits et ses cheveux. Son visage, tout comme le reste de son corps, s'était féminisé, ce qui la rendait, si c'était possible, encore plus belle. Elle était parfaitement mince, sans pour autant être maigre. Il n'y avait nulle part la moindre trace de quelque bouton d'acné.

Elle était magnifique. Sublime. Il n'avait pas de mots. Jérémie était bien trop rationnel et scientifique pour croire en un quelconque dieu, mais si Aelita n'était pas un ange descendu du ciel alors lui ne s'appelait pas Belpois. Il savait pertinemment que la perfection n'existait pas, mais la fille qu'il avait devant lui était sûrement la créature sur Terre qui s'en rapprochait le plus.

Il essaya de se rappeler comment on parlait.

 

-Tu as euh... un peu de temps libre là ?

-Pour toi j'en ai toujours espèce d'idiot, dit-elle en l'embrassant sur la joue. Allez assied-toi, tu ne vas quand même prendre racine sur le seuil de la porte !

 

Jérémie avait préparé pendant plusieurs semaines ce qu'il allait dire aujourd'hui, mais en présence d'Aelita, tous ses plans s'effondraient. Son sourire et ses yeux faisaient l'effet de tornades dans l'esprit du jeune homme, qui avait depuis toujours trouvé les chiffres bien plus simples et abordables que les filles. Il prit place sur le lit de son amie ; elle s'était adossée contre la fenêtre.

 

-Tu m'as l'air rêveur, ça ne va pas ? demanda-t-elle, ce qui le tira de son état d'hébétement.

-Euh si si bien sûr !

-Et bien alors parle, c'est pas compliqué non ? suggéra-t-elle avec un air amusé.

-C'est que... j'aurai tellement de choses à te dire... Beaucoup trop en fait...

 

« Je t'aime ». C'était tout, en réalité. Deux mots. Deux mots qui n'arrivaient pas à sortir de sa bouche. Deux mots. Jérémie Belpois, tu es l'homme le moins courageux que cette Terre ne portera jamais.

Il tenta maladroitement de continuer :

 

-Je voulais t'en parler depuis très longtemps... deux ans en fait.

 

Elle haussa les sourcils.

 

-Et tu as gardé ça pour toi pendant tout ce temps ?

-C'est pas facile... Voilà, je... je suis désolé.

 

Aelita paru surprise :

 

-Désolé ? Mais de quoi ?

 

Cette fois Jérémie avait remis un peu d'ordre dans ses pensées. Il su quoi dire.

 

-De tout en fait. Déjà, de ne pas avoir réussi à sauver ton père.

 

L'expression d'Aelita s'adoucit :

 

-Oh non, ne recommence pas Jérémie, combien de fois est-ce que je vais devoir te répéter que tu n'y es pour rien ?

-Mais si, justement ! Je me vois encore en train de te donner l'ordre de lancer le programme pour détruire X.A.N.A., alors que tu aurais pu le défendre...

-X.A.N.A. aurait envoyé d'autres mantas, au final son sort était fixé dés qu'il nous a suivis dans Carthage. C'est toi qui as raison, il s'est sacrifié et on ne pouvait rien faire d'autre. Je t'assure, tu as pris la bonne décision !

-Non, ça aurait pu se passer autrement ! Et ça aurait DU se passer autrement !

 

Il se leva.

 

-D'ailleurs je ne sais pas comment tu as fait pour me supporter pendant tout ce temps. Tes premières semaines sur Terre se sont merveilleusement bien déroulées, mais à partir du moment où tu as su que tu avais une famille, j'ai enchainé les bourdes. J'ai été nul de A à Z. Je n'ai pas compris à quel point ça t'était cher de savoir d'où tu venais... Je voulais tellement détruire X.A.N.A. que j'ai tout fait passer en arrière-plan, même ta vie personnelle. Je ne me rends compte qu'aujourd'hui à quel point j'ai été égoïste avec toi.

 

Aelita lui prit la main. Elle ne semblait pas énervée, juste un peu triste.

 

-Mais je savais que tu faisais ça dans notre intérêt à tous Jérémie. Et je n'oublierai jamais que c'est grâce à toi que je suis de nouveau sur Terre. Je te dois ma nouvelle vie.

 

Le cœur de Jérémie battait la chamade. Ils étaient très proches l'un de l'autre.

 

-Oui je... enfin... tu sais, je n'aurai jamais détruit le Supercalculateur sans t'avoir ramenée sur Terre. Même si le monde devait s'écrouler. Je... J'ai tellement tenu à toi dés le début. Et même après... Quand tu es arrivée sur Terre, c'est toi qui m'as motivé dans ma lutte contre X.A.N.A. En réalité je me suis battu contre lui... mais surtout pour toi Aelita.

 

Il la regarda et les yeux de l'élue de son cœur brillaient d'émotion. Avait-il, pour la première fois de sa vie, réussi à dire quelque chose de censé à une fille ? Jérémie se demanda si un regard pouvait faire fondre le cerveau de son destinataire. Aelita pris sa deuxième mains dans la sienne.


-C'est... c'est merveilleux ce que tu viens de me dire Jérémie.

 

Elle était rayonnante.

 

-C'est vrai ? Tu ne trouves pas ça ridicule ou... totalement à l'eau de rose ? demanda-t-il d'un ton incertain.

-Tu es sincère, c'est tout ce qui m'importe. Et tu es vraiment adorable quand tu es gêné, ajouta-t-elle en rigolant. Ça n'a jamais été ton fort de parler de sentiments ?

 

Jérémie eut envie de prendre une pelle et de s'enfouir très profondément.

 

-Non, surtout que ce que je voulais te dire depuis le début... C'est... Enfin je sais pas, j'y arrive pas...

-Peut-être, suggéra-t-elle, parce que ça peut se passer de mots ?

 

Il vit la scène au ralenti. Aelita lâcha ses mains et passa ses bras autour de sa taille. Son visage se rapprocha du sien. Ils étaient proches. Très proches. Il ferma les yeux. Leurs lèvres se rencontrèrent.

Le temps, pendant un moment, sembla s'arrêter. Jérémie sentait que son cœur allait exploser. Il se promit de véritablement étudier les capacités des femmes à faire fondre un cerveau. Il avait une conscience aigue du corps d'Aelita contre le sien. Sa peau était vraiment parfaite. Il passa ses bras autour de sa taille. Cet instant ne devait jamais finir.

Il rouvrit les yeux. Sa main caressa doucement la joue de la fille qu'il avait toujours aimée. Ce n'était donc pas un rêve ?

Ils s'allongèrent tous les deux sur le lit.

Aelita avait raison. Tout ce qu'il avait voulu lui dire pendant ces deux années avait été condensé dans ces quelques secondes. Et ils n'avaient pas besoin de mots. Sauf peut-être quelque chose de simple.

 

-Je... Je t'aime Aelita. Vraiment... Enormément.

 

Elle se redressa et le fixa de ses yeux verts en souriant.

 

-Tu me dis ça pour le cas où je ne l'aurai pas encore compris ?

 

Jérémie se demanda réellement si elle ne cachait pas une pelle quelque part dans son placard. Il était vraiment plus doué avec les machines qu'avec les femmes. Mais Aelita rigola et se lova contre lui, appuyant sa tête contre sa poitrine.

 

-Moi aussi je t'aime Jérémie.

 

Il enveloppa ses bras autour d'elle. Pour la première fois de la soirée, il ne se maudit pas. Il contempla à nouveau ses bras, maigres et toujours aussi peu aptes à l'aider en cours de sport, mais qui en ce moment serraient entre eux la fille qu'il aimait et qui l'aimait.

 

 
 

Commentaires
 
Note :
20
Commentaire de Yumi01 - Posté le 26-01-2018 à 19:40

J'adore à fond (je sais ça veut rien dire XD), c'est court mais c'est une des meilleures fanfictions que j'ai lu alors BRAVO !! ;)

Note :
20
Commentaire de Aelita-Soleil - Posté le 18-01-2014 à 16:01

Trop bien et super romantiques avec ça. Si tu as des talents de dessinateur tu pourrais faire une Bd (spin). Mais les c'est toujours plus émotif tu ne trouves pas. Aelita-Soleil(cc)

Note :
17
Commentaire de owyzor - Posté le 03-09-2013 à 11:05

J'ai beaucoup aimé, je trouve la fin très réussite!! cependant, Ulrich et yumi ne sont pas présents et ceci me gêne un peu.

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